Je suis une île!

En attendant la seconde partie de mon article sur Gainsbourg (qui sera peut être en 3 parties en fait) je vous propose un petit article sur un groupe qui me tient à cœur : My Own Private Alaska… Oulah ! J’entends déjà les personnes qui me connaissent « Ouais, mais tu bosse pour eux tu va être « super pas » objectif…gnagnagna »… Oui, mais, j’espere avoir posé les bases depuis le temps : je ne jure que par l’honneteté, maintenant à « toi » de me croire ou pas !

Clique sur LIRE L’ARTICLE EN ENTIER maintenant mon grand!!!

My Own Private Alaska, c’est un groupe toulousain (déjà, avec ma vision de cette ville et de ses artistes, on était mal barrés) formé en 2007 si je dis pas de conneries et qui est composé de 3 membres : T, pianiste nourri à Nirvana, M, hurleur, chanteur, pilier de feu Psykup, actuel Agora Fidelio, co-fondateur de Jerkov et Y, batteur un peu chien fou qui tape fort sur des cymbales cassées (qu’on peut voir evoluer également au sein de Cats On Trees). Là on peux se demander « mais que donne ce mélange détonnant alliant piano classique chant hurlé et batterie puissante? » (à cette phrase, tu peux ajouter un ton tres « actor studio » ) Et là je répondrai: Un groupe avec un énorme potentiel de départ. Et là attention! c’est là où ça devient compliqué: MOPA tu aime ou tu deteste (fin surtout pour leur EP). J’ai eu du mal au début, musicalement tout du moins, avec leur EP: MOPA. Les sonorités tout d’abord: un piano bien que joué avec beaucoup de vélocité, trop propre (ce qui va avec l’univers amené par le concept du groupe, très froid, très égoiste…) trop synthétique pas assez sale, pas assez chaleureux… Une batterie qui sonne comme St Anger de Metallica (oui la caisse claire casserole, c’est bien eux!) et un chant un peu pubère pour Milka, trop crié, trop exagéré et au final, peut être pas assez sincère. Cependant, même à cette époque, il est sûr qu’on ne pouvait pas enlever un chose à My Own Private Alaska, c’est l’originalité qui pour moi est le point le plus important de nos jours. Le groupe a vite évolué, et a été repéré sur MySpace (ouais, ca marche aussi pour les bons groupes) par non pas le public (bien que de nombreux fans étaient déjà présents c’est certain) mais par le producteur (sens américain du terme: réalisateur en gros) Ross Robinson (oui: KoRn c’est lui, Slipknot aussi, Deftones, Limp Bizkit pareil! il a même produit un album de The Cure!) autant dire un « putain » de découvreur de talents qu’il leur a envoyé un simple « j’adore, comment puis je vous aider? ». American Dream pour MOPA qui partent enregistré à Los Angles, chez le Parrain du Néo Métal: Robinson! La production (sens français du terme) sera assurée par Kertone Production (ouais c’est mon boss, déconnez pas les gars!). Après des mois de gestation MOPA nous pondra un magnifique AMEN. Et là ma vision du truc éclate (bon en fait ça l’avait fait avant…vu que j’avais écouté l’album avant sa sortie (oui je me la raconte, c’est bon, on a pas souvent l’occase de le faire!) j’ai appris à apprécier le groupe selon une nouvelle image, plus sombre, plus sale aussi, plus vintage, plus chaleureuse, plus travaillée…moins toulousaine peut-être… Avec Amen viendra un clip co-produit par Kertone Production et Terrain Vague (j’aime beaucoup leur site d’ailleurs): After You réalisé par LSB (qui dans un tout autre style a réalisé la plupart des clips de Zaho le dernier clip de Vitaa…)

Amen, sorti en Mars 2010 est désormais disponible chez tous les bons disquaires (Fnac, Cultura, VIrgin, etc…) et sur iTunes et Cie. mais également dans une très belle édition collecor disponible sur la plateforme de distribution de Kertone Production : Kertone Store . Pourquoi j’aime Amen de My Own Private Alaska? et bien tout d’abord parce que malgré ses 11 titres, c’est un veritable Album. l’objet est beau (l’édition crystal aurait mérité un livret plus garni peut être) et il est fourni. Ca ne ressemble plus a un coup d’essai avec un son trop propre. La patte américaine est bien là est pour mon plus grand bonheur (oui je parle de mon bonheur et pas du votre, c’est affreux comme je suis affreux). Robinson a fait travailler mentalement le trio et toute l’émotion ressort et elle est amplifiée par une batterie d’effet tous très bien utilisés (des glitchs (sorte de bug de son, bug électrique/électronique) des reverbs, des echos, des distos malsaines (je crois même qu’une partie des voix de la dernière piste est passée par un vieil ampli)… et de tres rares synthés). La voix n’est plus sanguinolente mais bien ecorchée, aux bons moments, bien chantée, au bons moments… Ce n’est plus un ado qui crie mais bien un martyr qui hurle et il le fait bien (mention spéciale à Robinson qui a toujours su faire resortir les voix graves, notre cher M. rappelle même parfois un jeune Jonathan Davis (Korn) ou un Corey Taylor (Slipknot) clean ). Quant aux batteries … heu comment dire… incomparable. Les toms sont super gras (Robisnon a aussi une méga patte sur les battantes!) les cymbales carrément étouffées et la caisse claire sonne vraiment comme…comment dire… Une caisse claire!!! L’album reprend quatre morceaux de leur précèdent disque, et comme dirait T, pianiste du groupe

On a pas fait Toulouse-Los Angeles, dormi chez Ross Robinson pendant plusieurs mois etc pour Ré-enregistrer le EP

Ross Robinson

et je confirme…on aurait pu croire à l’arnaque: un 11 titres avec 4 « auto-reprises » et un reprise d’un standard… mais non! les morceaux du EP sont professionnalisés et la reprise (where did you sleep last night, popularisée par Nirvana) est carrément différente. L’album peut s’écouter « découpé » pas vraiment de linéarité, de chronologie, de métaphore filée… C’est sombre du début à la fin. C’est très classique pour les paroles, mais ça parle énormément! (les filles aimeront Die For Me, les mecs écorchés seront mélo en écoutant Anchorage, quant à moi je me délecte d’After You (morceau écrit comme un tube rock (couplet, refrain, piano très « guitare ») qui me parle énormément.). On peut reprocher à MOPA de des fois partir dans le bruitiste un peu farfelu, mais excusable (la seconde moitié d’I am an island est assez lassante comparée à la première hyper engagée, hyper rock, « pucnhy! » ) et à la longue je finis par ne plus m’en rendre compte et écoute volontiers et assez souvent la piste « étrange » Ode To Silence dernière de l’album qui commence par une veritable ode au silence puisque la musique ne part qu’à 1min11 de mémoire :) et se termine en français messieurs dames et parlée (soufflé!) par T, pianiste. Un instant fort! je ne vais pas détailler chaque morceau puisqu’ici on parle vraiment d’ambiance (et on est vraiment plongé dedans avec les restes de bande à la fin des pistes)!

Voilà pour l’album, et désormais l’aventure continue avec, après une tournée dans les pays de l’Est, une tournée française qui démarre ce 12 mai à Toulouse qui sera suivi par, oui messieurs dames, les mêmes, aux etats unis…

Pour conclure, je dirai que plus que musical, l’aventure est devenue un peu plus personnelle, et les intervenants de tout ce projet méritent vraiment à être reconnus. La vision que peux avoir T de la musique est enormissime par exemple. mais je m’étends trop! Et non, je n’ai pas été payé.

J’ai l’impression de vous quitter een oubliant de vous dire plein de choses…Mais la vie est comme ça! Pour plus d’info, n’hésitez pas…

En passant, j’ai découvert un SUPER podcast : http://www.cestquoitonjob.com c’est quoi ton job reçoit chaque semaine (et tous les jours) un invité professionnel de la musique! Hyper interessant et bien pro! je suis fan! C’est un peu dans cet esprit que devait s’orienter ce blog au début…nostalgie (ouais j’exagere rooh! c’est bon j’ai fini!)

see you and enjoy!

Lil bush, mixage d'AMEN de MOPA

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